lundi, 22 juillet 2013 09:44

Notre Marraine

La Marraine de l'Association Zakhor Pour la Mémoire est Madame Son Excellence Aliza BIN NOUN Ambassadeur de l'Etat d'Israël en France et cela depuis le mois d'Aôut 2015; succédant à Son Excellence Yossi GAL.

 

 Madame Aliza Bin-Noun est une diplomate Israélienne née en Israël, actuellement Ambassadeur de l'Etat d'Israël en France.

C'est après un brillant parcours dans les fonctions diplomatiques ou elle fût en autre Ambassadeur de l'Etat d'Israël à Monaco puis en Hongrie, puis Chef de Cabinet de Avigdor Liberman, Ministre des Affaires Étrangères Israélien.
 
Depuis le mois d'Août 2015, elle occupe à présent les fonctions d'Ambassadeur de l'Etat d'Israël en France.
 
Les parents de Madame Aliza Bin-Noun ont fuit les nazis à Budapest et ses grands-parents ont été déportés et assassinés à Auschwitz.
 
Nous lui souhaitons la bienvenue en France.

Media

Nos Missions

  • Maintenir les liens entre toutes les générations pour honorer la mémoire des victimes et des rescapés de la Shoah notamment en Zone Libre de France.
  • Participer et soutenir tous les projets Institutionnels et Associatifs.
  • Initier la création d'un muséum en Zone Libre, en particulier au Camp Joffre de Rivesaltes (Sud de la France). Coopérer à toutes les différentes cérémonies, commémorations, et rassemblements ayant pour but de rendre hommage à toutes les victimes de la Shoah.
  • Proposer aux élèves et à leurs professeurs une vision plus concrète des atrocités de l'internement et de la déportation en France entre 1939 et 1945. Notamment par la création d'une collection de documents, d'objets et de vêtements Civils et Militaires d'époque. Les jeunes générations auront ainsi une approche plus tangible, concrète et émotionnelle des réalités de notre passé, sur cette période de la Shoah en France et en Europe.
  • Développer et renforcer la coopération avec les Associations, les Fondations, puis les Musées en France, en Europe, en Israël et aux États-unis, dans le but de permettre aux jeunes de mieux saisir le mécanisme de l'internement et de la déportation en particulier des juifs de France.
  • Réaliser des expositions, des séminaires, des conférences et des séjours pour tous les publics sur le thème de la Mémoire en France et en Europe.
  • Créer un ou plusieurs prix qui seront remis périodiquement par le Bureau Exécutif de l'Association qui récompensera soit un engagement pour une action qui perpétue le devoir de mémoire; soit un travail ou une oeuvre conséquente ayant fait l'objet d'une réflexion significative sur le thème de la mémoire de la Shoah, ou de la tolérance, ou de l'humanisme, ou de la lutte contre toutes les formes d'exclusions.
  • Lutter contre toutes les discriminations, les falsifications et les négations de l'histoire de la Shoah.
  • Défendre les intérêts sociaux et moraux de ses membres.

Nos Conseils

Zakhor traduit de l'hébreu signifie: " Souviens-toi "

" Zakhor ", nous enseigne l'importance de la transmission du savoir et du respect de la nécessité de ce souvenir.

Notre héritage, nos traditions, notre histoire si singuliére aux travers des temps nous oblige aujourd'hui à devenir les gardiens de notre mémoire pour transmettre, enseigner et éduquer aux jeunes générations afin que nul ne puisse ignorer et ainsi reproduire de tels actes inhumains.

Ainsi, vous comprendrez la dénomination de notre Association: Zakhor Pour la Mémoire

L'etymologie du mot: " Zakhor "

Le mot " Zakhor " dans la tradition Juive nous oblige inconditionnellement a la nécessité du souvenir. En particulier, pour expliquer la signification de " Zakhor " une Paracha (Lecture sacrée de la Thora) est consacré a cette nécessité du souvenir par la Parracha T´zaveh " Shabat Zakhor " (Shabat du Souvenir).

Dans le Judaisme, le Shabat Zakhor, " le Shabat du Souvenir ", a lieu durant le shabat antérieur a celui de Pourim, il est signalé dans la synagogue par la lecture d´un court passage du livre du Deutéronome qui commence par le mot Zakhor " Souviens-toi " et termine avec le Tishkah " ne l´oublie pas " (Deutéronome 25 : 17-19). Le texte supplique a Israël, une fois établi de façon définitive, d´irradier tout trait de son ennemi le plus redoutable Amalek, dont Haman est un descendant.

Le Shabat Zakhor nous sensibilise face a la force cohésive de l´histoire sacrée. Le judaïsme consiste, dans sa majeure partie, a rappeler et transmettre la mémoire de l´intervention divine, les expériences de la dégradation nationale et les trésors de la révélation. Ainsi les paroles d´adieu de Moise nous l´indiquent pour guider le cours d´Israël : " Rappelle-toi les jours du passé, considere les années antérieures demande a ton pére, lui l´informera, a tes ascendants, eux te diront ". (Deutéronome 32 :7).

Exode 27:30 - 30:10; Deutéronome 25:17-19 par Ishmar Schorsch, Traduit par: Gloria Lafarge

Paracha de " Zakhor "

A quelques jours de la fête de Pourim, et en particulier le dernier Chabbat qui la précède, les synagogues retentissent d'une lecture particulière, celle d'un texte de la Torah qui donne justement son nom à ce jour : « Zakhor » ou « Souviens-toi ». On le dit souvent, de manière générale et avec juste raison, le peuple juif a une longue mémoire. De fait, il a appris, depuis bien longtemps, à se souvenir car il sait que l'oubli du passé engendre les avenirs dépourvus de sens.

Pourtant, il y a ici quelque chose de plus. Le souvenir auquel nous sommes conviés avec une insistance remarquable est celui de la guerre cruelle que fit Amalek aux Hébreux alors que, sortant d'Egypte, ceux-ci marchaient vers le Sinaï et le Don de la Torah. Il est vrai que cette histoire dépasse largement le niveau de l'anecdote. Ce n'est pas d'une rencontre belliqueuse avec un autre peuple qu'il s'agit, comme il en exista tant dans l'antiquité. Amalek incarne ici une véritable opposition à tout ce qui est saint et, d'abord, au lien qui se tisse alors entre D.ieu et Son peuple. Si on relit ce texte à proximité immédiate de Pourim, c'est parce que, selon la généalogie traditionnelle, Amalek fut aussi l'ancêtre d'Haman et que, dans un cas comme dans l'autre, leur tentative d'en finir avec le peuple juif et son message aboutit à leur défaite et à leur disparition. L'ordre « souviens-toi » prend ainsi tout son sens. Depuis lors, le peuple juif a traversé bien des siècles, bien des pays et bien des cultures. Il a parfois rencontré le bonheur et souvent l'épreuve.

Explication en Vidéo de la " Paracha de Zakhor "



par le Rabbin Abittan 

L'etymologie du mot: " Shoah "

Au lendemain de la guerre, le tribunal de Nuremberg a défini l'extermination des Juifs comme un génocide. Presque aussitôt, des auteurs américains l'ont appelé Holocauste. Mais ce terme crée un problème en raison de son sens de sacrifice. Aussi, a l'exception du monde anglo-saxon qui l'utilise encore, les Juifs européens emploient-ils de plus en plus le mot " Shoah " qui signifie " Catastrophe ".

" La Shoah ", constitue pour tous les Juifs et le Monde une tragédie d'une irréductible singularité, un crime inexpiable, une perte irréparable pour l'éternité, sans dédommagement possible et sans compensation concevable. La spécificité de la Shoah est constituée par un triple refus des Juifs :
  • Le refus de la mort, qui les a poussés à continuer leur vie intellectuelle, religieuse associative au milieu de la tourmente et au coeur même de la géhenne nazie.
  • Le refus de la haine, qui s'est traduit par le constat stupéfiant que les survivants qui auraient eu toutes les raisons d'être les plus cyniques des désespérés pour mettre le monde à feu et à sang, n'ont jamais cherché à se venger ou à massacrer des innocents.
  • Le refus du désespoir, d'admettre qu'en face d'eux se trouvaient des barbares sanguinaires. Ce respect de l'Autre qui ne vous respecte pas, voilà bien ce qui caractérise l'éthique juive. La seule faiblesse des juifs est d'être restés des hommes dignes, d'avoir cru jusqu'au bout en l'Homme et en la victoire de la Vie sur la Haine et la Mort.

L'etymologie du mot: " Génocide "

L'étymologie du mot " génocide ", c'est-a-dire l'histoire de sa forme et de son sens. Du point de vue de sa forme (ou morphologie), le mot " génocide " est formé du grec " genos " (rare) et du suffixe - " cide " qui signifie " tuer ". On retrouve ce suffixe dans homicide (volontaire), insecticide, suicide, (guerre ou haine) fratricide. Du point de vue sémantique, le génocide est une destruction méthodique d'un groupe ethnique. Ainsi, l'extermination méthodique des Juifs par les Nazis de 1941 a 1945 est un génocide. Cette tragédie majeure est si indicible que l'on l'a individualisée par le mot " Shoah ". Le concept juridique de génocide est né en 1944, créé par un juriste américain du nom de Raphaël Lemkin, devant l'ampleur prise par le massacre des Juifs, exterminés simplement parce qu'ils étaient juifs. Il a été depuis ratifié par la Convention de 1948 et utilisé parfois a bon escient, parfois de façon contestable et meme parfois de façon abusive [...]. Le linguiste qui est tenu pour responsable de chaque mot, meme ceux des autres, rappelle avec insistance que ce mot écran plein de violations des droits de l'homme, de malheurs, d'atrocités et d'éternité, ne rompt jamais son lien avec l'Histoire ou le passé qui finit toujours par rattraper les bourreaux.

Par Koné Dramane,extraits d'un article de "Notre voie", N 540 - 27 Février 2000