cérémonie du 21 Juillet 2013 à Perpignan

Ce n'est pas le 16 Juillet comme les années précédentes qu'a eu lieu cette cérémonie, mais le Dimanche 21 Juillet 2013 dernier, à l'emplacement de la Stèle du Palais des Congrès de Perpignan pour nous réunir afin de commémorer la Journée Nationale en la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l'Etat Français et d'hommage aux « Justes de France ». C'est en présence de Monsieur Pierre REGNAULT DE LA MOTHE, Secrétaire Général de la Préfecture des Pyrénées-Orientales, représentant le Préfet René BIDAL ; de Maître Daniel HALIMI, Président de la Communauté Israélite de Perpignan et des Pyrénées-Orientales, de Monsieur Philippe BENGUIGUI, Président National de Zakhor Pour la Mémoire et Délégué Régional de l'Association des Fils et Filles des Déportés Juifs de France pour le Languedoc-Roussillon ; du Colonel Christian BAILS, représentant le Colonel Jacques ZOCCHETTO Délégué Militaire Départemental des Pyrénées-Orientales; de Monsieur Elie PUIGMAL, Vice-Président du Conseil Général des Pyrénées-Orientales, représentant Madame la Présidente Hermeline MALHERBE; de Monsieur Marcel ZIDANI, Adjoint au Maire de Perpignan, représentant Monsieur le Maire Jean-Marc PUJOL et de Monsieur PINET, représentant le Colonel Antoine GUERRERO, Président Départemental du Souvenir Français que cette cérémonie débuta.
"Il y a 20 ans cette année, par décret du 3 février 1993, le Président de la République, François MITTERRAND, instituait une « Journée nationale commémorative des persécutions racistes et antisémites commises sous l'autorité de fait dite « gouvernement de l'Etat français » (1940-1944) ». Depuis, Jacques CHIRAC en 1995 et le Président de la République François HOLLANDE l'an dernier ont solennellement évoqué la responsabilité de la France dans les crimes commis pendant la seconde guerre mondiale. Des persécutions qui, sur le territoire français, trouvèrent parmi leur plus brutale expression dans la rafle du Vélodrome d'Hiver, les 16 et 17 juillet 1942. Ces jours-là, 12 000 hommes, femmes, enfants et personnes âgées furent raflés et parqués dans le Vel d'Hiv. Des heures d'attente, d'angoisse, dans des conditions effroyables, avec le pressentiment que le pire était à venir. De fait, ce qui les attendait c'était l'enfer d'Auschwitz. Aujourd'hui, la Nation se souvient des 75 000 Juifs de France qui, à partir de 1941 et jusqu'en 1944, furent arrêtés puis déportés vers les camps de la mort. Une déportation au nom d'une idéologie macabre et destructrice, au nom de la haine de l'autre. Aujourd'hui, elle se souvient également des autres victimes des persécutions racistes et antisémites. En cette année 2013, souvenons-nous des grandes rafles qui suivirent en 1943 celle du Vel d'Hiv dans le sud de la France, à Marseille, Lyon, Nice, Nîmes...1943, une année sombre pour la France et pour le monde. C'était il y a 70 ans. Il nous appartient aujourd'hui d'honorer la mémoire des victimes, mais aussi de rendre hommage à ceux qui permirent par leur action de sauver de nombreux Juifs en France. Ces Justes furent aussi la France, celle des valeurs de la République. Combien furent-ils, ceux qui, dans l'ombre, apportèrent ainsi un soutien souvent vital aux persécutés, sauvant notamment de nombreux enfants ? Plus de 3500 sont aujourd'hui recensés par le Mémorial de Yad Vashem, mais nous voulons croire qu'il y en eut davantage, anonymes. Aujourd'hui, c'est la Nation rassemblée qui s'incline avec respect devant les victimes et avec reconnaissance devant ceux qui s'opposèrent à la barbarie et qui sont l'honneur de la France. Ils nous invitent tous à regarder notre passé avec lucidité. L'an dernier, dans son allocution prononcée à l'occasion du 70ème anniversaire de la rafle du Vel d'Hiv, le Président de la République a réaffirmé l'engagement de l'Etat, au nom de la France, à protéger l'ensemble de ses habitants, à enseigner plus largement encore l'histoire de la Shoah – « Il n'y aura pas, pour la République, de mémoire perdue » - et à lutter sans relâche contre l'antisémitisme, le racisme, l'exclusion. C'est la condition de notre unité ».