jeudi, 27 juillet 2017 00:44

Maître Corinne Serfati Chetrit

Vous pouvez contacter notre avocate Maître Serfati Chetrit quel que soit votre problème. Avec Maître Hubert Allouch et Maître Jean-Philippe Morel, elle représente nos intérêts au sein de notre organisation Zakhor Pour la Mémoire.

Media

Nos Missions

  • Maintenir les liens entre toutes les générations afin d’honorer la mémoire des victimes et des rescapés de la Shoah.
  • Participer à tous les projets Institutionnels et Associatifs concernant le Devoir de Mémoire et à la thématique du Camp de Rivesaltes que les promoteurs de notre Association ont fait naître, dès 1993, et qu’elle continuera à promouvoir.  
  • Participer à tout projet dont le but est de rendre hommage et de perpétuer la mémoire de tous ceux qui, durant la Seconde Guerre mondiale, furent arrêtés et internés dans des camps de prisonniers en Zone Libre (Sud de la France) pour être déportés dans des camps d’extermination. 
  • Assurer la représentation de notre Association Zakhor Pour La Mémoire à toutes les cérémonies officielles commémoratives et patriotiques pour honorer et perpétuer la mémoire de toutes les victimes des différents conflits.
  • Créer et participer à la conception de ressources documentaires et pédagogiques destinées aux établissements scolaires, à leurs élèves et à leurs professeurs, afin que soit transmise une vision toujours actualisée de la Shoah.
  • Développer et renforcer la coopération avec les Associations, les Fondations et les Musées en France, en Europe, en Israël, ainsi qu’aux Etats-Unis, dans le but de permettre aux jeunes de mieux comprendre les principes idéologiques et les mécanismes qui conduisirent à l'internement, la déportation et l’extermination des Juifs en France et en Europe.
  • Réaliser des expositions, des séminaires, des conférences, des colloques, des publications et des séjours pour tous les publics sur le thème de la Mémoire de la Shoah en France et en Europe.
  • Créer plusieurs prix qui seront remis périodiquement par le Bureau Exécutif National de l'Association afin de récompenser soit un engagement pour une action qui perpétue le devoir de mémoire, soit un travail ou une œuvre conséquente ayant fait l'objet d'une réflexion significative sur le thème de la mémoire de la Shoah, ou de la tolérance, de l'humanisme, ou de la lutte contre toutes les formes d'exclusion.
  • Lutter contre toutes les formes de discrimination, de racisme, d’antisémitisme, de révisionnisme, de négationnisme concernant les Juifs de France et d’Europe.
  • Défendre les intérêts sociaux et moraux des membres de notre Association.

Nos Conseils

Zakhor traduit de l'hébreu signifie: " Souviens-toi "

" Zakhor ", nous enseigne l'importance de la transmission du savoir et du respect de la nécessité de ce souvenir.

Notre héritage, nos traditions, notre histoire si singulière aux travers des temps nous oblige aujourd'hui à devenir les gardiens de notre mémoire pour la transmettre, l'enseigner et ainsi éduquer les jeunes générations afin que nul ne puisse ignorer et ainsi reproduire de tels actes inhumains.

Ainsi vous comprendrez la dénomination de notre Association : Zakhor Pour la Mémoire.

L'etymologie du mot: " Zakhor "

Le mot " Zakhor ", dans la tradition Juive, nous oblige inconditionnellement à la nécessité du souvenir. En particulier pour expliquer la signification de " Zakhor ", une Paracha (Lecture sacrée de la Thora) est consacrée à cette nécessité du souvenir par la Parracha T´zaveh " Shabat Zakhor " (Shabat du Souvenir).

Dans le Judaisme, le Shabat Zakhor, " le Shabat du Souvenir ", a lieu durant le shabat antérieur à celui de Pourim. Il est signalé dans la synagogue par la lecture d'un court passage du livre du Deutéronome qui commence par le mot Zakhor " Souviens-toi " et termine avec le Tishkah " ne l´oublie pas " (Deutéronome 25 : 17-19). Le texte est une supplique à Israël d'irradier tout trait de son ennemi le plus redoutable, Amalek, dont Haman est un descendant.

Le Shabat Zakhor nous sensibilise à la force cohésive de l´histoire sacrée. Le judaïsme consiste, dans sa majeure partie, à rappeler et à transmettre la mémoire de l'intervention divine, les expériences de la dégradation nationale et les trésors de la révélation. Comme les paroles d'adieu de Moise nous l´indiquent pour guider le cours d´Israël : " Rappelle-toi les jours du passé, considère les années antérieures, demande à ton pére, lui l´informera, à tes ascendants, eux te diront. " (Deutéronome 32 :7).

Exode 27:30 - 30:10; Deutéronome 25:17-19 par Ishmar Schorsch, Traduit par: Gloria Lafarge

Paracha de " Zakhor "

A quelques jours de la fête de Pourim, et en particulier le dernier Chabbat qui la précède, les synagogues retentissent d'une lecture particulière : celle d'un texte de la Torah qui donne justement son nom à ce jour : « Zakhor » ou « Souviens-toi ». On le dit souvent, de manière générale, et avec juste raison, le peuple juif a une longue mémoire. De fait, il a appris, depuis bien longtemps, à se souvenir car il sait que l'oubli du passé engendre les avenirs dépourvus de sens.

Pourtant, il y a ici quelque chose de plus. Le souvenir auquel nous sommes conviés avec une insistance remarquable est celui de la guerre cruelle que fit Amalek aux Hébreux alors que, sortant d'Egypte, ceux-ci marchaient vers le Sinaï et le Don de la Torah. Il est vrai que cette histoire dépasse largement le niveau de l'anecdote. Ce n'est pas d'une rencontre belliqueuse avec un autre peuple qu'il s'agit, comme il en exista tant dans l'antiquité. Amalek incarne ici une véritable opposition à tout ce qui est saint et, d'abord, au lien qui se tisse alors entre D.ieu et Son peuple. Si on relit ce texte à proximité immédiate de Pourim, c'est parce que, selon la généalogie traditionnelle, Amalek fut aussi l'ancêtre d'Haman et que, dans un cas comme dans l'autre, leur tentative d'en finir avec le peuple juif et avec son message aboutit à leur défaite et à leur disparition. L'ordre « souviens-toi » prend ainsi tout son sens. Depuis lors, le peuple juif a traversé bien des siècles, bien des pays et bien des cultures. Il a parfois rencontré le bonheur et souvent l'épreuve.

Explication en Vidéo de la " Paracha de Zakhor "



par le Rabbin Abittan 

L'etymologie du mot: " Shoah "

Au lendemain de la guerre, le tribunal de Nuremberg a défini l'extermination des Juifs comme un génocide. Presque aussitôt, des auteurs américains l'ont appelé Holocauste. Mais ce terme crée un problème en raison de son sens de sacrifice. Aussi, à l'exception du monde anglo-saxon qui l'utilise encore, les Juifs européens emploient-ils de plus en plus le mot " Shoah " qui signifie " Catastrophe ".

" La Shoah ", constitue pour tous les Juifs et le Monde une tragédie d'une irréductible singularité, un crime inexpiable, une perte irréparable pour l'éternité, sans dédommagement possible et sans compensation concevable. La spécificité de la Shoah est constituée par un triple refus des Juifs :
  • Le refus de la mort, qui les a poussés à continuer leur vie intellectuelle, religieuse associative au milieu de la tourmente et au coeur même de la géhenne nazie.
  • Le refus de la haine, qui s'est traduit par le constat stupéfiant que les survivants qui auraient eu toutes les raisons d'être les plus cyniques des désespérés pour mettre le monde à feu et à sang, n'ont jamais cherché à se venger ou à massacrer des innocents.
  • Le refus du désespoir, d'admettre qu'en face d'eux se trouvaient des barbares sanguinaires. Ce respect de l'Autre qui ne vous respecte pas, voilà bien ce qui caractérise l'éthique juive. La seule faiblesse des juifs est d'être restés des hommes dignes, d'avoir cru jusqu'au bout en l'Homme et en la victoire de la Vie sur la Haine et la Mort.

L'etymologie du mot: " Génocide "

L'étymologie du mot " génocide ", c'est-à-dire l'histoire de sa forme et de son sens. Du point de vue de sa forme (ou morphologie), le mot " génocide " est formé du grec " genos " (race) et du suffixe - " cide " qui signifie " tuer ". On retrouve ce suffixe dans homicide (volontaire), insecticide, suicide, (guerre ou haine) fratricide. Du point de vue sémantique, le génocide est une destruction méthodique d'un groupe ethnique. Ainsi, l'extermination méthodique des Juifs par les Nazis de 1941 a 1945 est un génocide. Cette tragédie majeure est si indicible que l'on l'a individualisée par le mot " Shoah ". Le concept juridique de génocide est né en 1944, créé par un juriste américain du nom de Raphaël Lemkin devant l'ampleur prise par le massacre des Juifs, exterminés simplement parce qu'ils étaient juifs. Il a été depuis ratifié par la Convention de 1948 et utilisé parfois à bon escient, parfois de façon contestable et même parfois de façon abusive [...]. Le linguiste qui est tenu pour responsable de chaque mot, même ceux des autres, rappelle avec insistance que ce mot écran, plein de violations des droits de l'homme, de malheurs, d'atrocités et d'éternité, ne rompt jamais son lien avec l'Histoire ou le passé qui finit toujours par rattraper les bourreaux.

Par Koné Dramane, extraits d'un article de "Notre voie", N 540 - 27 Février 2000