INAUGURATION D’UNE PLAQUE POUR RENDRE HOMMAGE AU CARDINAL JULES SALIEGE

Notre Association Zakhor Pour la Mémoire c'est déplacée le Samedi 27 Octobre 2012 dans l'Auvergne et précisément dans le département du Cantal à Mauriac au lieu dit Crouzit-Haut afin d'inaugurer une plaque en Hommage au Cardinal Jules Saliège pour honorer cet homme de cœur et de bien qui pendant la dernière guerre a été un Juste Parmi les Nation. C'est sous une température hivernale avec pas moins de 2 petits degrés qu'une cérémonie aussi poignante que sincère s'est déroulée en présence de nombreuses personnalités et de Monsieur Emile Lacoste, Président de l'Association Saliège co-organisateur de cette cérémonie. En effet, on se souvient de ce village, le berceau de Jules Saliège et qui allait devenir un prélat des plus célèbres de son temps mais également un orateur virulent, opposé fermement aux exactions nazies et à la collaboration du gouvernement de Vichy. Né le 24 février 1870, il reçoit une éducation austère et se dirige rapidement vers la religion. Ordonné prêtre à 25 ans, Jules Saliège devient supérieur du Grand Séminaire de Saint-Flour et y reste vingt-huit ans. Il se distingue pendant la guerre 1914-1918 quand, aumônier militaire, il se dévoue pour soulager ses semblables au fond des tranchées. En 1928, Pie XI le nomme archevêque de Toulouse.
 
 
Très tôt, la montée d'Hitler au pouvoir lui donne l'intuition d'heures terribles à venir et, dès 1933, il se pose en défenseur des juifs menacés par le nazisme. Son discours est simple et ferme : l'église condamne le racisme et, bien que respectueux du maréchal Pétain, il s'insurge contre le collaborationnisme du régime de Vichy. L'action d'éclat du cardinal résonne en août 1942 lorsqu'il ordonne la lecture, dans toutes les paroisses de son diocèse, d'une lettre pastorale exprimant l'injustice et les abominations dont sont victimes les juifs. « Ils font partie du genre humain. Ils sont nos Frères comme tant d'autres. Un chrétien ne peut l'oublier », écrit-il dans sa lettre. Cette action, interdite en vain par Pierre Laval, lui vaut la vindicte du gouvernement en place. Il échappe de peu à la déportation, son état de santé étant finalement jugé trop précaire par les occupants. Le préfet de Toulouse dénoncera-t-il, dans un rapport de 1942, « les manquements de certains prélats et la propagande étrangère ».Plus grave encore, dans Je suis partout, l'écrivain et collaborationniste Robert Brasillach accusera Monseigneur Saliège de « révolte quasi-ouverte contre l'ordre nouveau ». Nommé cardinal en 1946 par Pie XII, Jules Saliège reçoit maintes distinctions, amplement méritées dont la Croix de Libération et la Médaille de la Résistance. C'est cette histoire d'abnégation et de témérité, qu'a relaté Philippe Benguigui, Président de Zakhor Pour la Mémoire. Par la suite, c'est avec une émotion non feinte qu'Émile Lacoste, président de la fondation Saliège, a reçu Philippe Benguigui. « Nous sommes heureux et fiers de voir cette plaque apposée sur la stèle. Votre présence nous rappelle le message de paix délivré en 1942 par le cardinal. Des propos qui sont, hélas, toujours d'actualité. » En marge de la pose de la plaque, le Président Philippe BENGUIGUI de l'Association de Zakhor Pour la Mémoire a décoré Émile Lacoste et Madame Claudette Ducros, secrétaire de la fondation, leur remettant médailles et diplômes d'honneur décernés par l'ambassadeur d'Israël en France, au regard de leurs efforts pour conserver la mémoire d'un enfant du pays... au courage hors du commun.