Yom Ha Shoah 2026 : la transmission de la mémoire au cœur des commémorations au Mémorial de la Shoah de Paris

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À l’occasion de Yom HaShoah du 13 au 14 avril 2026, journée dédiée au souvenir des victimes de la Shoah et à l’hommage rendu à la résistance juive, le Mémorial de la Shoah de Paris a organisé une série de rencontres consacrées aux nouveaux défis de la transmission mémorielle. Dans un contexte marqué par la disparition progressive des derniers témoins directs, ces rendez-vous ont rappelé l’importance de préserver et transmettre l’histoire de la Shoah aux générations futures.

Le 13 avril 2026, la conférence intitulée « Récits graphiques et mémoire de la Shoah : les enjeux de la transmission » a réuni auteurs, historiens et acteurs de la mémoire autour d’une réflexion sur le rôle croissant de la bande dessinée et du roman graphique dans la sensibilisation des jeunes publics.

La soirée a été ouverte par Charles Tenenbaum, représentant des Éclaireuses et Éclaireurs Israélites de France (EEIF). Les échanges, animés par Mathias Orjekh, coordinateur des voyages d’étude du Mémorial de la Shoah, et Léa Taieb, journaliste à Tenoua, ont permis d’aborder les enjeux pédagogiques, éthiques et historiques liés à ces nouvelles formes de narration.

Les interventions de Jérémie Dres, auteur des Fantômes de la rue Freta, de Boris Golzio, auteur de Lili toujours debout jusqu’au bout, et de Pierre-Roland Saint-Dizier, auteur de La Maison des enfants : l’incroyable sauvetage des enfants juifs de Moissac, ont illustré la manière dont l’art graphique peut devenir un puissant vecteur de mémoire tout en conservant la rigueur indispensable au travail historique.

Cette commémoration a également été marquée par la présence de nombreuses personnalités engagées dans la préservation de la mémoire de la Shoah, parmi lesquelles Serge et Beate Klarsfeld, figures majeures de la lutte pour la reconnaissance des victimes de la déportation et pour la poursuite des criminels nazis. Leur engagement exemplaire depuis plusieurs décennies demeure une référence essentielle dans le combat contre l’oubli et pour la transmission de la vérité historique.

Une délégation de l’Association Zakhor pour la Mémoire, conduite par son président Philippe Benguigui, a également participé à cette cérémonie. Cette présence témoigne de l’engagement constant de l’association en faveur du devoir de mémoire, de l’éducation des jeunes générations et de la lutte contre l’antisémitisme, le racisme et toutes les formes de négationnisme.

À travers cette programmation, le Mémorial de la Shoah a rappelé que la transmission de la mémoire constitue aujourd’hui un enjeu majeur de citoyenneté. Historiens, enseignants, institutions, associations et créateurs ont un rôle essentiel à jouer pour faire vivre l’histoire de la Shoah et transmettre les valeurs de vigilance, de responsabilité et d’humanisme qui en découlent.

La présence de Serge et Beate Klarsfeld, aux côtés des représentants du monde associatif et mémoriel, dont Philippe Benguigui et l’Association Zakhor pour la Mémoire, a conféré à cette journée une dimension particulièrement forte, illustrant la mobilisation collective indispensable pour préserver la mémoire des victimes et transmettre leur histoire aux générations futures.

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